Bienvenue chez les branleurs…
Ah, qu’il est bon de ne rien foutre ! Et de faire en plus semblant du contraire ! D’être tout simplement là, à son bureau, des dossiers vides éparpillés tout autour de soi. Et de souffler, et de vitupérer, et de faire du bruit, afin que chacun sache que non, on est pas en train de glander sur Internet. Que oui, on traite des dossiers importants, qu’on prend des décisions difficiles. Qu’on mérite tout simplement notre salaire, aussi bas soit-il.
La fonction publique, c’est quelque chose qui ne s’invente pas. De grands principes, de grandes idées, et rien derrière. Rien, ou pas grand chose. Juste de quoi toucher son chèque sans trop s’en vouloir. Et puis aussi de se donner l’impression de servir à quelque chose. Ouais, on est d’accord, c’est le pays des merveilles.
Des merveilles, mais aussi des putes. Parce que là-dessus aussi, il faut être clair. Si certains fonctionnaires sont vraiment passionnés, si certains se donnent du mal et s’investissent à fond dans leur boulot, il y en a un paquet qui ne pense qu’à se faire mousser. Et à bouffer les autres. C’est ça, la vie.
Et moi, j’ai vécu dans ces conditions. Des conditions difficiles, parfois insoutenables. Des moments où j’étais pas loin de craquer. De perdre foi. De me perdre tout court. Alors c’est sûr, ce genre de choses, il vaut mieux ne pas en parler. Se taire, sous crainte de représailles. Moi, je m’en fous. Je m’en fous parce que les personnages de cette bien triste histoire ne sont plus là, et que j’ai des choses à dire. Oui, beaucoup de choses.
Alors bienvenue chez les branleurs !
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en tant que “fonctionnaire” (contractuel) je lirai attentivement tiens
.
Contractuel, c’est déjà le début de la fin.
Garde quand même espoir… Y en a des bons, aussi.